Nébuleuses et vues de l'espace

Les photos prises par les satellites, la station spatiale, les téléscopes Hubble et James Webb (véritable machine à remonter le temps) ou Euclid nous offrent toute la beauté et l’inconcevable immensité du cosmos : galaxies en collision, exoplanètes, nébuleuses, planètes…

Regarder le ciel nocturne par temps clair est toujours fascinant, malheureusement la pollution lumineuse rend ce plaisir de plus en plus rare, sauf à s’éloigner des villes. Heureusement, les photos prises de l’espace peuvent aussi nous séduire. Et les télescopes spatiaux, de plus en plus performants, nous ramènent leur moisson d’images haute définition.

Il faut cependant savoir que les couleurs des images de nébuleuses publiées par la NASA et l’ESA ne sont généralement pas « réelles » au sens où nos yeux les percevraient. La plupart sont des compositions qui combinent plusieurs images prises à travers des filtres spécifiques et attribuent à chacune une couleur visible. Cette convention permet de visualiser la composition chimique des nébuleuses et produit des images à la fois scientifiques et esthétiques.

Les nébuleuses, qui jouent un rôle clé dans la naissance des étoiles, sont des objets célestes généralement associés aux étoiles. Historiquement, le terme désigne toute région floue que l’on peut voir dans le ciel. Mais, en astrophysique moderne, il s’agit d’un nuage composé de gaz et de poussières. On en distingue trois grandes classes, les diffuses, les obscures et les planétaires. Leur étude permet de mieux comprendre les cycles de vie des étoiles.

Avant le XXsiècle, les astronomes appelaient « nébuleuses » tous les objets célestes d’apparence diffuse vus à travers leurs télescopes — y compris ce que nous savons aujourd’hui être des galaxies distantes. Ce n’est qu’en 1924, grâce aux travaux d’Edwin Hubble sur la « nébuleuse d’Andromède » (qu’il démontre être en réalité une galaxie située à des millions d’années-lumière), que la distinction s’est imposée. Aujourd’hui, le mot « nébuleuse » est réservé aux nuages interstellaires situés à l’intérieur des galaxies.

Les planètes les plus proches de nous sont aussi dignes d’intérêt. Par exemple, les couleurs de Jupiter, en particulier celles de sa tache rouge, m’ont inspirée.

Les couleurs d’inspiration
Sans titre, 27 avril 2019 : la lune et la terre vue de l’espace.
Sans titre, 11 novembre 2019 : une nébuleuse.
Sans titre, 23 février 2020 : Jupiter.
Sans titre, 27 juin 2020 : une nébuleuse.
Sans titre, 16 septembre 2020 : une nébuleuse.
Sans titre, 19 novembre 2021 : le sud du Sahara vu de l’espace.
Sans titre, 10 août 2022 : Jupiter et sa tache rouge.

 

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