Dans la presse et sur Internet
Maison et Jardin No 76, octobre-novembre 2023.
Emergence Magazine Québec semaine 29, 2023
Loft & décoration automne-hiver 2023
Dans le No 32 de Spotlight de la circle foundation for the arts, en février 2023.
Interview parue le 5 mai 2022 dans le Günaydin à l’occasion d’une exposition à Nidge.
Texte de Michel Lagrange écrit lors de mon exposition avec Philippe Thouvenin, début 2021, à la Galerie d’Art et d’Or à Châtillon-sur-Seine.

L’œuvre de Joëlle Acoulon est plus que singulière. Je ne parlerai pas de sa technique utilisant les derniers cris de la technologie. Ce qui m’intéresse, c’est l’œuvre faite, sa force et son influence sur le spectateur. La technique appartient aux coulisses de la création. On ne peut, cependant, qu’admirer comment la technologie sans âme de nos machines peut générer de telles crations. Encore faut-il que la Créatrice soit en première ligne et commande aux forces obscures de la technologie.
On a en face de soi, un univers de science-fiction, où les formes étirées, allongées, recourbées, allusives, colorées, diaphanes, composent une véritable chorégraphie spatiale. On devine parfois quelques êtres vivants dans ses ramifications, qu’importe : Il ne s’agit pas tant d’identifier quoi que ce soit que d’être pris dans ses formes en constant dynamisme. Fusion, effusion, sans aucune confusion. Car tout est maîtrisé en cette danse des formes. Cette abstraction est lyrisme pur.
Il ne s’agit pas de se demander prosaïquement ce que cela veut dire, mais de se demander pourquoi cela est beau, pourquoi cela m’emporte, pourquoi, fixant ces rondes cosmiques, je n’ai plus cet univres en face de moi, mais en moi, come si lui et moi ne formions plus qu’une seule danse du corps et de l’esprit.
Car le plus étonnant en ces figures abstraites est leur effervescence spirituelle. L’imaginaire quand il atteint un tel pouvoir de création s’apparente au sacré. C’est la mise en beauté du hasard, c’est la force des planètes, ce sont les floralies de l’univers.
Il y a quelque chose de mystique dans ces glissements silencieux aux membres épars, mais dont l’unité domine et témoigne d’une Présence majuscule. Je pense aux magies du gyroscope de mon enfance. Je songe aux extases des derviches tourneurs de mon inspiration poétique,,, Tout s’ordonne, recevant ses ordres de la Beauté supérieure. Cela n’a pas de titre, lequel serait réducteur, indigne. Cela vaut mieux que nos questionnements. Cela demande une communion avec l’infini.
Dans Art & Design en mai 2020




